Minuit quarante, après moult péripéties me voilà rentrée de la réunion mensuelle du club des bouclées.
Oulala je vous vois venir, ce n’est pas le dernier fan club de rebelle ou la réunion des fans d’Yvette Horner. Mais bien une réunion monomaniaque de nanas fans de courbes et tournicotis capillaires. Nous avions comme gourous la pétillante Géraldine Dormoy-Tungate (Responsable éditoriale Web de L’Express Styles et auteure de Café mode), Elodie Bousquet (Journaliste beauté à Express Styles) et Adrien Sénecat (journaliste et animateur de débats au sein d’Express Styles). Autour de cette table ronde sur le cheveux, nous avions la possibilité d’interagir avec Patrick Canivet (directeur technique chez l’Oréal ).
Bien que le sujet principal fut la coloration et le cheveux, je vais plutôt aborder ici le savoir que j’ai acquis par rapport à mon type de cheveux. Puisque je ne suis pas sujette aux colorations. Je vous propose de lire l’article de Géraldine Dormoy-Tungate sur la coloration en préambule.
La plupart des personnes présentes ce soir éprouvent un plaisir à s’occuper de leurs cheveux ainsi qu’un certain respect qui les motive à déchiffrer les étiquettes des bouteilles de shampoings, conditionneurs et autres crèmes de soin. Ce que je ne sais absolument pas faire. Certaines peuvent aller jusqu’à « essuyer leurs produits et les poser sur une étagère après la douche », de manière presque totémique. Ce que je ne fais pas non plus. Je me cache derrière trois produits d’une même marque que j’ai sélectionné pour leur notoriété, leur prix et leur accessibilité. Non pas pour leur parfum, leur texture ni leurs effets sur mon cheveux.
Trois heures en compagnie de ces amoureux du cheveu. Je me prépare à évaluer ma routine soin et comprendre ma carte d’identité capillaire.
Patrick, (après avoir diné avec lui je me donne l’autorisation virtuelle d’être un tant soit peu familière), m’a réconforté dans l’opinion que j’avais de mon comportement capillaire. J’ai les cheveux bouclés, d’un blond froid selon les professionnels, et ce depuis toujours. Au fur et à mesure de ma vie j’ai adopté certains gestes, une routine à laquelle je suis resté fidèle. Bien que j’ai tendance à croire que l’habitude soit une mort sur place. Ce soir j’ai appris que j’ai tout de même un certain respect pour mes cheveux et je m’en sors plutôt pas mal inconsciemment.
1) Mon huile d’olive ménagère : Ça peut être déplaisant au niveau du toucher, de l’odeur, de la consistance et puis ce n’est pas un produit dont l’utilisation dite « normale » inclue ce que j’en fais. Néanmoins, mon petit masque une fois par mois sur toute la surface des cheveux est très nourrissant. Aujourd’hui beaucoup d’huiles pour les cheveux gardent les richesses de l’huile d’olive et travaillent principalement leur image de marque pour plaire.
2) L’eau de mer: Le fait d’avouer utiliser l’eau de mer comme élément provocateur de boucle a fait écarquiller plus d’une paire d’yeux. Le sel rend le cheveu beaucoup plus fragile mais qui n’aime pas le côté sauvage apporté par l’air marin? Je dois avouer que je vais avoir du mal à arrêter.
3) L’huile Johnson pour bébé: Mon huile Johnson fraichement débarquée du continent américain (destinée initialement aux nourrissons) , que je met généralement avant et après mon bain de mer, est top. Elle crée une barrière à l’humidité. Je cris haut et fort les règles n°I, II, et III du traitement capillaire, approuvées et soutenues par le directeur technique(chimiste de l’Oréal) l’eau est ENNEMIE des cheveux. Séchez vous toujours convenablement les cheveux avant de sortir.
4) L’eau froide: une idée reçue.
5 ) Mon trio John Frieda: Ma gamme John Frieda, shampoing, conditionneur et crème de soin, ont encore un droit de résidence dans ma salle de bain car Patrick leur a expressément donné droit de séjour. Notamment grâce au silicone qu’elles contiennent.
6) Le cas du scooter: Comment éviter d’avoir une tête aussi plate après le port du casque de scooter? Je n’ai toujours pas eu de réponse miracle.
S’est ensuite posée une question qui m’a rendue assez perplexe. Le rapport au parfum d’un produit. Si demain sortaient des produits aux effets similaires aux miens mais sans parfum, je serais la première cliente. Alors oui, ça perd de son originalité, de son intérêt mais j’aime n’avoir qu’un seul parfum corporel. Cumuler tous les parfums de la vie (shampoings,gel douche, crème corporelle, adoucissants de nos vêtements,etc) est lourd et il est rafraichissant, je trouve, de n’avoir qu’un parfum uni. Est-ce que mon soucis olfactif détermine mon rapport au produit capillaire? Un point après la lecture d-ouvrages concernant l’intelligence émotionnelle, concept à creuser conseillé par Patrick. Nous en reparlerons (étant donné qu’à la fin de la rédaction de cet article, je ne peux que constater que ce soir on m’a donné le goût du cheveu et l’envie d’aller plus loin)
Le Troc de produits, phase finale de la réunion des bouclées
A la fin de la réunion le principe est d’échanger des produits. Patrick Canivet (il ne faut pas pousser la familiarité trop loin) m’a conseillé 4 produits. On en reparle après expérimentation, dans un nouveau post dédié à mon nouvel amour: le cheveu.
Je remercie l’express styles de cette agréable soirée, de ces débats passionnés et instructifs, désépaississant le brouillard dans lequel je me trouvais. Mention spéciale au diner imprévu et au troc de produit. Sur ce, je vais me coucher… les cheveux lâchés! Car ma foi, la nature est bien faite; je suis sur de ne pas me réveiller demain matin avec un nœud aussi volumineux que ma tête elle même.
